Corruption au Congo: les preuves qui accablent le régime Kabila selon le Quotidien belge ” le soir”

Corruption au Congo: les preuves qui accablent le régime Kabila

Barbe bien taillée, manteau de pluie, le Congolais de haute taille qui franchit les portes du Soir voici quelques jours semble courtois, sinon inoffensif. Cependant, dans sa serviette de cuir, c’est une bombe qu’il transporte et qu’il dégoupille avec des gestes tranquilles et assurés : des documents qui démontrent des malversations et des détournements de fonds commis par d’éminents membres de la « galaxie Kabila  », des membres de la famille ou des proches du chef de l’État, jusqu’à présent considérés comme intouchables.

Jean-Jacques Lumumba ©DR
Jean-Jacques Lumumba ©DR

Notre interlocuteur commence par se présenter, par expliquer ses motivations. Son nom déjà est tout un programme : « Je m’appelle Jean-Jacques Lumumba, fils de Louise Lumumba, une nièce de Patrice. Mon grand-père en ligne directe était le jeune frère de Patrice, Louis Richard, mais je considère le Premier Ministre, assassiné en janvier 1961, comme mon véritable grand-père, ma référence. Jamais je n’ai fait de politique, cela ne m’intéresse pas. Moi, je suis un banquier. Après des études d’économie à Kinshasa, j’ai entamé un MBA (Master of business) en France et au début de cette année, j’ai été promu à la banque BGFI, comme chef de département des engagements ». BGFI Bank est l’une des principales banques du Congo, partiellement détenue par la famille présidentielle. Détail croustillant : à Kinshasa, le patron de la BGFI s’appelle Francis Selemani Mtwale… un « membre de la famille » du président Kabila, qui fait partie de son cercle rapproché.

Francis Selemani Mtwale ©D.R
Francis Selemani Mtwale ©D.R

Des menaces de mort

Au poste qu’il occupe, Jean-Jacques Lumumba voit passer de bien douteuses opérations. Lorsqu’il se décide à communiquer son malaise au directeur, ce dernier lui répond avec violence : « il m’a quasiment menacé de mort, m’a enjoint de me taire ». Le responsable des engagements fait alors profil bas, mais dans son for intérieur, l’indignation monte : « ce que je voyais filer, c’est l’argent du peuple, l’argent destiné à financer les élections et qui avait été déposé sur un compte par le gouvernement. J’ai alors pensé à mon grand-père, à son combat, à ses principes. J’ai trente ans, je ne veux pas toute ma vie traîner le boulet d’avoir été complice de ces malversations… »

Jean-Jacques Lumumba, discrètement, se met alors à photocopier les documents les plus parlants. Des documents, datés et signés, « qui dévoilent le cœur du système de corruption qui gangrène la République démocratique du Congo ». Et puis il prend l’avion pour l’Europe, le train pour Bruxelles et, sa liasse de feuillets dans une serviette d’allure banale, il débarque au Soir en vérifiant bien s’il n’est pas suivi. Il assure, avant de dévoiler son butin : « Vous pouvez me citer, j’ai pris ma décision, aujourd’hui même je démissionne. »

Et d’exhiber une lettre adressée au directeur général de la banque, Francis Selemani Mtwale et au directeur général adjoint, Abdel Kader Diop, dans laquelle il conclut froidement « fort de toutes ces basses manœuvres et dans le souci de préserver ma santé, mon intégrité, ma sécurité, ma réputation et surtout mon professionnalisme face à un environnement de travail jonché d’embûches placées volontairement par certains, je dépose ce jour ma démission au sein de la BGFI Bank RDC SA sans préavis, pour faute lourde de l’employeur et je reste dans l’attente de mon attestation de fin de service. »

S’adressant à nous, il lance, comme par défi : « tous les documents sont là, authentiques, vous pouvez me citer… »

Prudence oblige, durant des jours, nous avons pris la peine de faire expertiser le dossier par des spécialistes indépendants, de bons connaisseurs du Congo. La conclusion fut unanime : « L’authenticité des documents ne fait aucun doute. C’est explosif, c’est du béton… »

Un extrait d’un rapport d’audit de BGFI Bank réalisé par PwC, qui illustre parfaitement l’opacité de certains paiements réalisés par la banque. Bizarrement, ce paragraphe aurait disparu du rapport final de PwC.
Un extrait d’un rapport d’audit de BGFI Bank réalisé par PwC, qui illustre parfaitement l’opacité de certains paiements réalisés par la banque. Bizarrement, ce paragraphe aurait disparu du rapport final de PwC.
Extrait des mouvements sur l’un des comptes de la Ceni, sur lequel on observe d’étranges retraits par chèque. Bizarrement toujours, les montants retirés sont particulièrement arrondis, avec au minimum cinq zéros à la suite.
Extrait des mouvements sur l’un des comptes de la Ceni, sur lequel on observe d’étranges retraits par chèque. Bizarrement toujours, les montants retirés sont particulièrement arrondis, avec au minimum cinq zéros à la suite.

Congo: ils n’ont même pas trente ans

 PAR COLETTE BRAECKMAN

© Benoit Doppagne - Belga

Ils n’ont pas trente ans et n’ont connu que Joseph Kabila, arrivé au pouvoir en 2001 après l’assassinat de son père. En peu de mots et beaucoup d’actes, il les a fait rêver d’un pays meilleur. Un Congo sorti de la guerre, réunifié, modernisé. Une puissance émergente, un géant qui retrouvait sa fierté.

La comédie du pouvoir du temps de Mobutu

Durant plusieurs années, on a pu y croire, à ces promesses. Les résultats étaient visibles, la «  révolution de la modernité  » n’était pas un vain mot.

Mais voilà que les vieilles habitudes sont revenues, les trucs et ficelles pour rester au pouvoir.

On croit assister à un remake des années Mobutu, mis en œuvre par des spécialistes de l’époque. Avec des pourparlers en coulisses, des grands-messes appelées «  dialogue  », des enveloppes qui circulent sous la forme de per diem. Des voisins complaisants qui donnent quelques conseils pratiques au nouveau membre du club de ces présidents qui, ne voulant pas quitter le pouvoir, s’entourent de griots, de flatteurs, qui prendront la fuite ou retourneront leur veste au premier coup de grisou.

Ils n’ont pas trente ans, mais leurs pères leur ont raconté la comédie du pouvoir du temps de Mobutu et surtout ils leur ont dit où cela pouvait mener : les révoltes dans la rue, voire les pillages, la répression, inévitablement excessive, meurtrière. Ils savent qu’un jour la révolte sera aveugle et destructrice et qu’elle risque d’anéantir les progrès déjà enregistrés.

Ils n’ont pas trente ans et leurs rêves sont simples : ils veulent du travail, une vie digne, un pouvoir qui ne ment pas, qui ne vole pas. Un pouvoir qui met les deniers du pays, qu’ils soient abondants ou diminués par la crise des matières premières, au service du social, des écoles, des dispensaires.

Système déjà vieilli

Les jeunes Congolais savent, mieux encore que leurs aînés, que tout est lié : la démocratie, le respect de la Constitution, c’est tout simplement le pouvoir de sanctionner ceux dont le capital de confiance s’est érodé, la possibilité de donner à d’autres la chance de faire autrement, mieux si possible. Entre le refus de l’alternance et la corruption, l’impunité des puissants assurés de leur pouvoir et de leur capacité de répression, le lien crève les yeux.

Ils n’ont pas trente ans, mais ils refusent de cautionner un système déjà vieilli, ils disent non et posent des actes collectifs, mènent des manifestations durement réprimées, crient dans les stades à l’issue de chaque match.

Ils posent aussi des actes de courage individuel, à l’instar de ce jeune banquier qui a tout simplement refusé de se compromettre et qui, au nom d’une certaine idée de son pays, de sa famille, de sa dignité, a lancé une torpille au cœur du système. Il faut y voir un signe des temps.

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Qui a siphonné les caisses électorales?

Francis Selemani Mtwale.

Le dossier le plus explosif qu’a étalé sur la table Jean-Jacques Lumumba, c’est celui de la CENI. Au Congo, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) est chargée d’organiser les élections. À l’échelle de ce pays-continent, cette tâche est gigantesque. Pour le prochain scrutin, on parle d’un coût supérieur au milliard, financé par la communauté internationale et par les autorités congolaises.

Les dirigeants de la CENI assurent depuis des mois que les financements font défaut, entre autres parce que la communauté internationale, faute de calendrier clair, n’a pas payé les sommes promises. Et il est désormais confirmé qu’il sera impossible d’organiser les scrutins aux dates prévues (avant le 19 décembre 2016).

Or il apparaît que le gouvernement congolais a déjà versé des fonds destinés à financer l’achat de matériel électoral. Depuis janvier 2016, la CENI a reçu six versements du Trésor public, pour un total de 55 millions de dollars, sur l’un de ses comptes logés à la BGFI Bank. Si ce n’est un chèque d’un peu plus de 900.000 dollars retiré le 10 mai, rien n’a été dépensé sur ce compte. Fin septembre, au moment où s’arrêtent nos informations, il reste donc à la CENI plus de 54 millions de dollars sur ce livret.

Sauf que la CENI joue un double jeu, avec un deuxième compte, également logé à la BGFI. Début mai 2016, il n’y avait pas un euro sur ce compte. Démarre alors une drôle de combine. La CENI, qui dispose pourtant de capitaux importants sur son autre compte, décide de s’endetter. Elle ouvre un crédit de 25 millions de dollars, toujours chez BGFI.

« Il est pour le moins imprudent dans le chef de la BGFI d’avoir prêté une somme aussi élevée. Au Congo, il est interdit aux banques de prêter des sommes dépassant 25 % de leurs fonds propres. Or avec 36 millions de fonds propres, la BGFI ne pouvait pas prêter plus de 9 millions. C’est une infraction à la règle prudentielle », commente un expert consulté par nos soins.

Autre curiosité : alors qu’elle thésaurise sur son premier compte, ici, la CENI liquide tout. Une partie via des virements identifiés, vers la société française Gemalto par exemple (lire ci-contre). Mais on observe également de nombreux chèques inexpliqués : 350.000 dollars par-ci, 750.000 dollars par-là, 1,5 million de dollar la fois suivante. Entre mai et septembre 2016, la CENI a procédé à des retraits par chèque pour un montant total de 7,5 millions de dollars ! À quoi ont servi ces chèques ? Aucune idée. Mais il flotte un parfum de corruption.

« Ces retraits ont été faits alors que le client était blacklisté, ce qui aurait dû l’empêcher de bénéficier de tout service bancaire. La procédure a été outrepassée sciemment », dénonce Jean-Jacques Lumumba. Pour le prouver, il livre des mails, où un cadre de la BGFI demande systématiquement de lever ces blocages au moment des retraits… pour les remettre juste après.

Le patron de la CENI, Corneille Nangaa, réfute : la CENI n’est pas blacklistée. Mais Lumumba persiste. Et il fournit des preuves.

Mais ce n’est pas tout. BGFI Bank se sert aussi allègrement. Sur le compte à découvert de la CENI, la banque prélève en effet de généreux intérêts et commissions. Entre mai et septembre, ce sont près de 3 millions de dollars qui ont été prélevés par la banque. Or il aurait suffi à la CENI d’éviter ce découvert, en utilisant les millions de dollars qui sommeillent sur son autre compte, pour éviter ces frais inutiles. « C’est du détournement de fonds », gronde Lumumba, qui accuse le patron de la BGFI Bank, Francis Selemani, de s’en mettre plein les poches au passage.

Appelée à s’expliquer, la BGFI n’a pas répondu à nos sollicitations. Le patron de la CENI, Corneille Nangaa, s’est limité à un commentaire général. « Nous essayons de gérer au mieux le peu de ressources dont nous disposons. En outre, les opérations normales que nous pratiquons font l’objet d’un rapport qui est présenté au Parlement ». Et d’ajouter : « Un aspect qui échappe souvent à ceux qui ne connaissent pas le Congo, c’est qu’en dehors de Kinshasa et des grandes villes, les circuits bancaires sont inexistants. Nous sommes donc obligés d’effectuer les transactions en cash ». Mais sur les questions plus précises, tout ce petit monde reste muet.

Des révélations en plein cœur de la galaxie Kabila

 PAR COLETTE BRAECKMAN ET XAVIER COUNASSE

kab

Chaque semaine ou presque apparaissent de nouveaux rapports, aussi accablants les uns que les autres, sur la République démocratique du Congo, devenue le terrain d’investigation favori de certaines ONG spécialisées. Les révélations que nous publions sont bien différentes de cette sollicitude internationale parfois équivoque : elles émanent d’un citoyen congolais, professionnellement très qualifié sans doute, mais « lambda » sur le plan politique, formé uniquement par le souvenir de son grand-père. Un citoyen indigné par des abus de pouvoir commis par des proches du chef de l’État. Sans doute y a-t-il pire, plus cruel, plus lourd, mais comme le dit le vieil adage, « la femme de César doit être irréprochable ». Et donc, aussi, son frère, sa sœur, son ami.

Or dans ce cas-ci, nous voilà au cœur des relations affectives et familiales d’un homme qui assurait jadis « qu’il n’avait pas quinze Congolais auxquels il pouvait accorder sa confiance ». Le petit réseau de parents et d’amis dont il est question ci-après représente effectivement des personnalités qui relèvent d’un autre ordre : toutes sont issues des années d’exil en Tanzanie auxquelles le jeune Joseph Kabila, (25 ans) n’échappa qu’en 1996, lorsque son père, Laurent-Désiré Kabila, devint le porte-parole puis le chef d’un mouvement armé qui, parti du Kivu en octobre 1996 atteignit Kinshasa sept mois plus tard, chassant le président Mobutu après 32 ans de règne.

Le jeune frère Zoé, la sœur cadette Gloria partagèrent l’enfance de l’actuel chef de l’État, lorsque la famille Kabila fut obligée de s’exiler en Tanzanie, après avoir « tenu » durant des années dans la « zone rouge » de Hewa Bora, le maquis que Laurent Désiré Kabila avait créé et maintenu sur les rives du lac Tanganyika.

Francis Selemani Mtwale appartient lui aussi à ce petit cercle soudé par l’exil, la pauvreté, le combat politique : son père était Adrien Kanambe, le plus proche ami de Laurent Désiré Kabila, un militant du PRP (parti pour la révolution populaire). Après sa disparition, les enfants des deux familles grandirent ensemble en Tanzanie, et aujourd’hui encore Francis Selemani, qui a étudié l’économie à l’Université Harvard, se considère comme un membre de la famille Kabila.

Bien qu’originaire du Katanga, Albert Yuma n’est, lui, pas un véritable membre de la « famille » Kabila. Mais il est certainement très proche du chef de l’Etat, et cela pour plusieurs raisons : la première c’est que cet homme puissant, à la tête de diverses entreprises congolaises, est l’un des argentiers du pouvoir en place. La deuxième est plus idéologique : Albert Yuma est aussi un « souverainiste » qui défend les choix idéologiques et économiques du Congo de Kabila.

Deogratias Mutombo.

Parmi les documents fournis par Jean-Jacques Lumumba, on trouve des extraits de compte de la société Egal. « Il s’agit d’une société apparentée au chef de l’Etat, sous couvert de monsieur Albert Yuma », prétend Lumumba. Le nom du président Kabila n’apparaît pas dans les statuts de cette société anonyme, mais – au 31 décembre 2014 – le conseil d’administration était bien présidé par Albert Yuma, un proche du président. On y retrouve également Alain Wan et Marc Piedbœuf (un Belge).

Egal produit, stocke et transforme « des produits halieutiques, avicoles, caprins, bovins et divers autres produits vivriers », peut-on lire dans l’un des documents. En gros, cette société spécialisée dans l’alimentaire mise sur le poisson, la volaille, la chèvre et le bœuf. Constituée en octobre 2013, Egal a détrôné le groupe Damseaux.

Détail amusant : Egal semble être dans les bons papiers du fisc congolais. Ses produits de pêche maritime sont en effet reconnus « d’origine congolaise », ce qui leur permet d’éviter certaines taxes. Sauf qu’aucune mer ne borde le Congo. Qu’à cela ne tienne ! Même lorsque les poissons viennent de Namibie, Egal a obtenu le fameux label d’origine congolaise. Ces produits sont donc exonérés de certaines taxes. Original.

Mais il y a plus surprenant. Le 29 novembre 2013, soit un mois après la constitution de la société, quatre versements ont atterri sur l’un des comptes de la société chez BGFI Bank. Montant total : 42,999 millions de dollars. C’est l’expéditeur de ces versements qui interpelle : la Banque centrale du Congo. Motif du versement : « Provision investissement ».

Bref, c’est comme si la Banque nationale de Belgique versait 43 millions à une société privée. On nage dans l’illégalité. Selon les comptes d’Egal, ce montant n’a jamais été remboursé. Et il n’apparaît pas non plus dans le bilan comptable de la société. Curieux…

« Ce détournement a été fait avec la complicité du gouverneur de la Banque centrale du Congo à peine nommé », explique Lumumba. Ce gouverneur, c’est Deogratias Mutombo Mwana, nommé en mai 2013. Il nous a promis une réaction écrite… qui n’est jamais arrivée. Chez Egal, personne ne s’est montré plus bavard.

Des intérêts prélevés deux fois

Albert Yuma est considéré comme l’un des argentiers du pouvoir en place. Il préside la Fédération des entreprises du Congo, ainsi que le conseil d’administration de diverses grandes sociétés congolaises (Egal, Texico et la Gecamines).

La Gécamines est la plus grande entreprise d’État au Congo. Les documents que Le Soir a pu consulter révèlent que la société minière, dirigée par Albert Yuma, a ouvert une ligne de découvert de 30 millions de dollars auprès de la BGFI Bank en date du 15 septembre 2015. La Gécamines a douze mois pour rembourser, à un taux relativement élevé (11,5 %, auquel s’ajoutent diverses commissions et la TVA).

Jusque-là, rien de grave. Mais – surprise – les intérêts remboursés par la Gécamines ont en réalité été prélevés deux fois par la banque. Une fois automatiquement, et une seconde fois manuellement. Au total, entre octobre 2015 et mai 2016, c’est 2,7 millions de dollars qui ont été déduits manuellement par la BGFI, au détriment de la Gécamines. « Le directeur général m’a obligé à débiter doublement ces intérêts. Je lui ai fait comprendre le caractère irrégulier de l’opération et j’ai été menacé », témoigne Jean-Jacques Lumumba, désormais ex-employé de BGFI Bank.

Albert Yuma conteste. À ses yeux, le taux d‘intérêt demandé par BGFI (11,5 %) n’est pas excessif. Quant à la somme de 2,7 millions de dollars d’intérêt qui auraient été comptés deux fois, monsieur Yuma est formel. « Il s’agit d’une erreur, d’origine informatique (on parle pourtant de retraits manuels, NDLR), qui a été relevée à temps. La BGFI a rectifié et remboursé sans problème. »

  • Encore une fois, on voit bien que certains de nos compatriotes européens participent allègrement à la corruption organisée par des régimes mafieux pour appauvrir les populations mais ne subissent pas directement les conséquences néfastes de l’immigration qui découlent de cet appauvrissement. Pillage à tous les étages. A côté, le régime de Mobutu est un enfant de choeur!

    SELON LE JOURNAL BELGE LE SOIR

Author: Garry Iwele
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